Rupture conventionnelle Commerce de gros : calcul de votre indemnité 2026
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Simuler ma rupture — gratuitLa rupture conventionnelle dans le commerce de gros
La rupture conventionnelle est un mode de rupture amiable du contrat de travail à durée indéterminée (CDI), encadré par les articles L1237-11 à L1237-16 du Code du travail. Elle permet au salarié et à l'employeur de convenir ensemble des conditions de la fin du contrat, sans avoir à justifier d'un motif particulier. Dans le secteur du commerce de gros, ce dispositif est fréquemment utilisé, notamment par les commerciaux et les cadres souhaitant rejoindre un concurrent ou évoluer vers un autre secteur d'activité.
La convention collective du commerce de gros (IDCC 0573), officiellement intitulée « Commerce de gros et de détail à prédominance alimentaire », couvre un large spectre de métiers liés à la distribution B2B : commerciaux terrain, responsables grands comptes, chefs des ventes, logisticiens, préparateurs de commandes, acheteurs et personnels administratifs. Ce secteur intermédiaire entre les producteurs et les détaillants emploie plusieurs centaines de milliers de salariés en France.
Pour les salariés du commerce de gros, la rupture conventionnelle est souvent motivée par des enjeux de rémunération variable. Les commerciaux dont le portefeuille clients a été modifié, les salariés confrontés à une restructuration du réseau de distribution ou ceux souhaitant passer à la concurrence trouvent dans la rupture conventionnelle un dispositif qui leur permet de partir avec une indemnité et l'accès aux allocations chômage (ARE), contrairement à la démission.
Calcul de l'indemnité de rupture conventionnelle dans le commerce de gros
L'indemnité de rupture conventionnelle dans le commerce de gros ne peut pas être inférieure à l'indemnité légale de licenciement prévue par le Code du travail. La convention collective du commerce de gros (IDCC 0573) ne prévoit pas de formule spécifique plus avantageuse que le minimum légal pour l'ensemble des catégories. C'est donc le calcul légal qui s'applique comme plancher de négociation.
La formule légale de calcul
Le Code du travail fixe l'indemnité légale de licenciement à :
- 1/4 de mois de salaire brut par année d'ancienneté pour les 10 premières années
- 1/3 de mois de salaire brut par année d'ancienneté au-delà de 10 ans
Le salaire de référence retenu est le plus favorable entre la moyenne des 12 derniers mois et la moyenne des 3 derniers mois (incluant les primes et commissions proratisées). Pour les commerciaux avec une part variable importante, le mode de calcul le plus favorable est généralement la moyenne des 12 derniers mois, car elle lisse les variations saisonnières des commissions.
Exemple 1 : commercial terrain avec 5 ans d'ancienneté
Prenons le cas de Julien, attaché commercial avec un salaire brut mensuel fixe de 2 000 € complété par des commissions moyennes de 600 € par mois, soit un salaire de référence de 2 600 €, et 5 ans d'ancienneté dans une entreprise de commerce de gros alimentaire à Toulouse.
Calcul légal :
- 5 ans × 1/4 de mois = 1,25 mois de salaire
- Indemnité légale = 2 600 € × 1,25 = 3 250 €
Julien percevra au minimum 3 250 € brut. S'il détient un portefeuille clients important et qu'une clause de non-concurrence figure dans son contrat, il pourrait négocier entre 5 000 € et 8 000 €, voire davantage si l'employeur souhaite sécuriser la levée de la clause.
Exemple 2 : responsable régionale avec 11 ans d'ancienneté
Prenons le cas d'Isabelle, responsable régionale des ventes avec un salaire brut mensuel de 4 000 € (fixe + variable moyen) et 11 ans d'ancienneté dans une entreprise de distribution de fournitures industrielles à Lyon.
Calcul légal :
- 10 premières années : 10 × 1/4 × 4 000 € = 10 000 €
- 1 année suivante : 1 × 1/3 × 4 000 € = 1 333 €
- Indemnité légale = 10 000 € + 1 333 € = 11 333 €
Isabelle percevra au minimum 11 333 € brut. Avec sa connaissance approfondie du réseau de distribution régional et de la clientèle, elle dispose d'un pouvoir de négociation significatif et pourrait viser entre 16 000 € et 24 000 €.
Spécificités de la convention du commerce de gros
La convention du commerce de gros présente plusieurs particularités qui influencent directement la négociation d'une rupture conventionnelle :
Les commissions et primes variables
Dans le commerce de gros, une part significative de la rémunération des commerciaux est constituée de commissions sur les ventes, primes d'objectifs et bonus de performance. Ces éléments variables doivent être intégrés dans le salaire de référence pour le calcul de l'indemnité. Le mode de calcul le plus favorable (moyenne des 3 ou des 12 derniers mois) dépendra de votre rythme de commissions. Si vos meilleurs mois sont récents, la moyenne des 3 derniers mois peut être plus avantageuse. Sinon, optez pour la moyenne des 12 derniers mois.
La clause de non-concurrence
La clause de non-concurrence est fréquente dans le commerce de gros, en particulier pour les commerciaux et les cadres ayant accès au fichier clients, aux conditions tarifaires ou aux accords fournisseurs. Lors de la rupture conventionnelle, cette clause constitue un levier de négociation majeur. Si l'employeur souhaite la maintenir, il devra vous verser une contrepartie financière mensuelle (généralement 33 à 50 % du salaire). S'il la lève, vous êtes libre de rejoindre un concurrent immédiatement. Négociez clairement ce point avant de signer le CERFA.
Le véhicule de fonction
De nombreux commerciaux du commerce de gros disposent d'un véhicule de fonction qui constitue un avantage en nature. La perte de ce véhicule à la fin du contrat représente un coût réel pour le salarié (achat ou location d'un véhicule personnel). Cet élément doit être pris en compte dans la négociation globale. Certains salariés négocient le rachat du véhicule à un prix avantageux ou un délai de restitution étendu.
Le portefeuille clients
La valeur du portefeuille clients que vous avez développé est un argument de négociation puissant. Si vous avez construit des relations commerciales durables avec des clients importants, votre départ représente un risque de perte de chiffre d'affaires pour l'employeur. Quantifiez ce risque lors de la négociation : le montant annuel de commandes géré, le nombre de clients fidélisés et le temps nécessaire pour qu'un successeur atteigne votre niveau de performance.
Les outils et fichiers commerciaux
La question de la restitution des outils commerciaux (CRM, fichiers clients, téléphone professionnel, ordinateur portable) doit être traitée dans l'accord de rupture. Assurez-vous de récupérer vos contacts personnels et données non confidentielles avant la date de rupture. Clarifiez également la question des données commerciales stockées sur votre téléphone ou ordinateur personnel si vous les utilisiez dans le cadre de votre activité.
Procédure pas à pas de la rupture conventionnelle dans le commerce de gros
La procédure de rupture conventionnelle est identique quelle que soit la convention collective. Voici les 6 étapes clés pour un salarié du commerce de gros :
- Préparation de la demande : Rassemblez vos bulletins de paie des 12 derniers mois en incluant toutes les commissions et primes. Calculez votre ancienneté exacte, estimez votre indemnité avec notre simulateur et identifiez vos leviers : clause de non-concurrence, portefeuille clients, véhicule de fonction, objectifs en cours d'acquisition.
- Entretien(s) préalable(s) : La loi impose au moins un entretien entre le salarié et l'employeur. Vous pouvez vous faire assister par un représentant du personnel ou, en l'absence de représentants, par un conseiller extérieur inscrit sur la liste de la DREETS. Pour les commerciaux itinérants, demandez un entretien en présentiel plutôt qu'en visioconférence pour marquer l'importance de votre démarche.
- Négociation des termes : Discutez du montant de l'indemnité, de la date de fin de contrat, du sort de la clause de non-concurrence, de la restitution du véhicule de fonction et du traitement des commissions en cours. Négociez le versement des commissions sur les ventes réalisées mais non encore facturées au moment du départ.
- Signature du formulaire CERFA : Une fois l'accord trouvé, les deux parties signent le formulaire CERFA n° 14598*01 (ou via TéléRC en ligne). La date de rupture doit être postérieure à la fin du délai de rétractation et du délai d'homologation.
- Délai de rétractation de 15 jours calendaires : À compter du lendemain de la signature, chacune des parties dispose de 15 jours calendaires pour se rétracter sans motiver sa décision. La rétractation s'exerce par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre décharge.
- Homologation par la DREETS : À l'issue du délai de rétractation, la demande d'homologation est adressée à la DREETS. L'administration dispose de 15 jours ouvrables pour se prononcer. L'absence de réponse dans ce délai vaut homologation.
Délais et homologation
Comprendre les délais est essentiel pour planifier votre départ. Voici le calendrier type d'une rupture conventionnelle :
- Jour J : Signature du formulaire CERFA par les deux parties.
- J+1 à J+15 : Délai de rétractation de 15 jours calendaires. Si le 15e jour tombe un samedi, dimanche ou jour férié, le délai est prolongé jusqu'au premier jour ouvrable suivant.
- J+16 : Envoi de la demande d'homologation à la DREETS (via TéléRC de préférence).
- J+16 à J+31 : Délai d'instruction de 15 jours ouvrables par la DREETS. L'administration vérifie le libre consentement des parties et le respect de l'indemnité minimale.
- J+31 (au plus tôt) : Date de rupture effective du contrat. Le salarié reçoit ses documents de fin de contrat (certificat de travail, attestation France Travail, solde de tout compte).
Point important : En pratique, comptez un délai minimum de 5 à 6 semaines entre la signature du CERFA et la date effective de fin de contrat. Pour les commerciaux du commerce de gros, il est recommandé de caler la date de rupture en fin de mois et si possible après le versement des commissions du trimestre en cours.
Le refus d'homologation par la DREETS est rare (environ 5 % des cas) et porte généralement sur un montant d'indemnité inférieur au minimum légal ou sur une irrégularité de procédure. Un refus n'empêche pas de recommencer la procédure.
Questions fréquentes sur la rupture conventionnelle dans le commerce de gros
Mes commissions sont-elles prises en compte dans le calcul de l'indemnité ?
Oui, toutes les commissions, primes d'objectifs et bonus de performance font partie intégrante de votre rémunération et doivent être intégrés dans le salaire de référence. Le calcul retient le montant le plus favorable entre la moyenne des 3 derniers mois et la moyenne des 12 derniers mois, commissions incluses et proratisées. Pour les commerciaux avec une part variable forte, la moyenne des 12 mois est souvent plus avantageuse car elle lisse les fluctuations saisonnières.
Que deviennent mes commissions sur les ventes réalisées mais non encore facturées ?
Les commissions sur les ventes réalisées avant la date de rupture du contrat vous sont dues, même si la facturation intervient après votre départ. Vérifiez votre contrat de travail et votre plan de commissionnement pour connaître les modalités exactes. Si le sujet n'est pas clairement traité, négociez une clause spécifique dans l'accord de rupture conventionnelle pour sécuriser le paiement de ces commissions résiduelles.
Puis-je rejoindre un concurrent après ma rupture conventionnelle ?
Cela dépend de l'existence d'une clause de non-concurrence dans votre contrat. Si aucune clause n'existe, vous êtes libre de rejoindre un concurrent dès la fin de votre contrat. Si une clause existe et que l'employeur la maintient lors de la rupture, vous devrez respecter ses termes (durée, zone géographique, secteur d'activité) mais en contrepartie d'une indemnité mensuelle. Si l'employeur la lève, vous êtes libéré de toute restriction. Négociez ce point explicitement lors de la rupture conventionnelle.
La rupture conventionnelle dans le commerce de gros donne-t-elle droit au chômage ?
Oui, la rupture conventionnelle ouvre systématiquement droit aux allocations d'aide au retour à l'emploi (ARE) versées par France Travail. C'est un avantage décisif par rapport à la démission. Le montant de l'ARE est calculé sur la base de vos 24 derniers mois de salaire (ou 36 mois pour les plus de 53 ans), commissions et primes incluses. Attention : le délai de carence avant le premier versement dépend du montant de l'indemnité supra-légale perçue.
Que devient mon véhicule de fonction après la rupture conventionnelle ?
Le véhicule de fonction doit être restitué à la date de rupture du contrat, sauf accord contraire négocié avec l'employeur. Certains salariés négocient le rachat du véhicule à sa valeur résiduelle ou une prolongation temporaire de mise à disposition. Si le véhicule constitue votre seul moyen de transport, prévoyez une alternative avant la date de rupture et intégrez ce coût dans votre négociation globale.
Erreurs à éviter lors d'une rupture conventionnelle dans le commerce de gros
La rupture conventionnelle est un processus de négociation. Pour maximiser votre indemnité et protéger vos droits, évitez ces erreurs courantes :
- Accepter la première offre sans négocier : Les employeurs du commerce de gros proposent systématiquement le minimum légal. Pourtant, si vous détenez un portefeuille clients significatif ou si une clause de non-concurrence encadre votre mobilité, votre pouvoir de négociation est réel. Prenez le temps de chiffrer la valeur ajoutée que vous apportez et formulez une contre-proposition argumentée.
- Négliger la clause de non-concurrence : Si votre contrat contient une clause de non-concurrence, ne la laissez pas dans l'ombre. Exigez que l'employeur se prononce clairement lors de la négociation. La levée de la clause peut être un levier pour accepter une indemnité légèrement inférieure, tandis que son maintien vous ouvre droit à une contrepartie financière significative. Dans tous les cas, traitez ce sujet explicitement.
- Sous-estimer la part variable dans le salaire de référence : Les commerciaux ont tendance à ne considérer que leur fixe pour estimer leur indemnité. Pourtant, toutes les commissions et primes récurrentes doivent être intégrées. Calculez précisément votre rémunération moyenne sur 12 mois et sur 3 mois, et retenez le montant le plus favorable. L'écart peut représenter plusieurs milliers d'euros sur l'indemnité finale.
- Oublier les commissions en cours : Les ventes réalisées avant votre départ mais facturées après doivent vous être rémunérées. Vérifiez votre plan de commissionnement et négociez une clause de suivi des commissions résiduelles dans l'accord de rupture. Sans cet accord écrit, la récupération de ces commissions peut devenir litigieuse.
- Démissionner pour rejoindre un concurrent : Même si une offre attractive vous attend chez un concurrent, la rupture conventionnelle est toujours préférable à la démission. Elle vous garantit une indemnité de départ et, en cas d'échec dans votre nouveau poste, vous conserverez des droits au chômage. Prenez quelques semaines de plus pour négocier une rupture conventionnelle plutôt que de partir précipitamment.
- Mal choisir la date de rupture : Pour les commerciaux, la date de rupture doit idéalement se situer après le versement des commissions du trimestre en cours et, si possible, après l'anniversaire d'une année d'ancienneté supplémentaire. Vérifiez également le calendrier de versement de vos primes annuelles. Quelques semaines de patience peuvent représenter plusieurs milliers d'euros de différence.
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